On parle souvent du reiki comme d’un tout, mais la pratique se transmet par étapes que l’on appelle des niveaux ou des degrés. Dans la lignée de Mikao Usui, on en compte traditionnellement trois : le premier degré pour apprendre à poser les mains, le deuxième pour découvrir les symboles et le reiki à distance, le troisième qui mène à la maîtrise. Rien d’obligatoire là-dedans, aucun pouvoir à collectionner : plutôt un chemin d’approfondissement, à son rythme. Voici ce que recouvre chaque niveau, concrètement, et comment s’y retrouver.
Le reiki, une pratique qui se transmet par degrés
Le reiki est une pratique de relaxation d’origine japonaise, mise au point par Mikao Usui au début du XXe siècle. Elle repose sur l’imposition des mains, avec l’idée d’accompagner la détente et le lâcher-prise. Traditionnellement, elle ne s’apprend pas dans un livre mais se transmet lors de stages, au cours desquels un enseignant partage la méthode, les positions des mains et, aux degrés supérieurs, quelques symboles. Ce passage de relais s’appelle une initiation.
Les noms japonais des trois degrés reviennent souvent : Shoden (le premier), Okuden (le deuxième) et Shinpiden (le troisième, celui du maître). Selon les écoles, l’organisation varie un peu — certaines découpent le troisième niveau en deux —, mais l’esprit reste le même : on avance pas à pas, en laissant à la pratique le temps de s’installer.
Le 1er degré (Shoden) : poser les mains
Le premier degré est celui de la découverte. On y apprend l’essentiel : les positions des mains sur soi et sur les autres, le déroulé d’une séance, et surtout l’auto-traitement — cette habitude de s’accorder chaque jour quelques minutes de calme. C’est le niveau le plus concret et, pour beaucoup, le plus important : il pose les bases d’un rituel de détente que l’on peut pratiquer toute sa vie sans jamais aller plus loin.
À ce stade, on travaille surtout au contact ou tout près du corps, sur soi-même et sur ses proches. L’objectif n’est pas la performance mais la régularité : quelques minutes le soir suffisent à installer l’habitude. Si vous voulez vous faire une idée du geste, notre auto-séance de reiki en 5 minutes en donne un aperçu fidèle.
Le 2e degré (Okuden) : les symboles et la distance
Le deuxième degré approfondit la pratique. On y découvre traditionnellement trois symboles, présentés comme des points d’appui pour orienter l’attention : l’un associé à l’ancrage et à la puissance, un autre à l’harmonie mentale et émotionnelle, un troisième à la notion de distance. Ces symboles ne sont pas magiques ; ce sont des supports de concentration, un vocabulaire commun à la pratique.
C’est aussi à ce niveau que l’on aborde le reiki à distance, c’est-à-dire l’idée d’envoyer une intention de détente à quelqu’un qui n’est pas dans la pièce. Là encore, il faut garder les pieds sur terre : la distance ne transforme pas le reiki en soin, elle prolonge simplement une pratique de bien-être fondée sur l’intention et la relaxation. Beaucoup de praticiens s’arrêtent au deuxième degré, qui suffit amplement à une pratique personnelle riche.
Le 3e degré (Shinpiden) : vers la maîtrise
Le troisième degré est celui de la maîtrise. Il ne confère aucun pouvoir supplémentaire : il marque plutôt un engagement plus profond dans la pratique, souvent après plusieurs années. On y reçoit un symbole dit « du maître » et l’on affine son propre rapport au reiki. Selon les écoles, ce niveau se divise fréquemment en deux étapes.
Maître praticien
La première étape approfondit la pratique personnelle. On travaille sa présence, sa constance, sa manière d’accompagner une séance dans le calme. C’est un temps d’intériorisation plus que d’acquisition : on ne « fait » pas davantage, on est simplement plus disponible.
Maître enseignant
La seconde étape ajoute la capacité de transmettre à son tour et de conduire les initiations. Elle s’adresse à celles et ceux qui souhaitent enseigner — un choix qui engage, et qui demande du temps, de la maturité et un vrai désir de partage. Devenir enseignant n’est ni un aboutissement obligé ni une hiérarchie : c’est une orientation parmi d’autres.
Combien de temps entre les degrés ?
Il n’existe pas de calendrier universel, et c’est très bien ainsi. Beaucoup d’enseignants recommandent de laisser passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, entre le premier et le deuxième degré, afin que l’auto-traitement devienne une habitude avant d’aller plus loin. Le passage vers la maîtrise, lui, s’étale souvent sur des années. Méfiez-vous des formations qui promettent de « tout » enseigner en un week-end : dans le reiki, c’est la régularité qui compte, pas la vitesse d’empilement des diplômes.
Faut-il vraiment « monter » les degrés ?
Non, et c’est un point important. Les niveaux du reiki ne forment pas une échelle de valeur où le maître « vaudrait » plus que le débutant. Le premier degré suffit pour une belle pratique personnelle, tournée vers la détente et l’ancrage au quotidien. On peut s’y tenir des années sans rien manquer. Monter en degré n’a de sens que si l’envie est là : le désir d’approfondir, de pratiquer sur les autres, ou un jour de transmettre. Le bon niveau, c’est celui qui correspond à votre pratique réelle — pas à une collection de certificats.
Cet état d’esprit rejoint d’ailleurs les cinq idéaux du reiki (gokai) : avancer sans se presser, avec application et bienveillance, un jour après l’autre.
Une pratique de bien-être, pas un soin
Quel que soit le degré, le reiki reste une pratique de relaxation et d’accompagnement du bien-être. Il ne soigne pas, ne guérit aucune maladie et ne remplace jamais un avis, un traitement ni un suivi médical ou psychologique. Aucun niveau, pas même la maîtrise, ne change cela. En cas de problème de santé ou de souffrance durable, un professionnel de santé reste le bon interlocuteur.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il de niveaux de reiki ?
La lignée Usui en compte traditionnellement trois : le premier degré (Shoden), le deuxième (Okuden) et le troisième, celui de la maîtrise (Shinpiden). Certaines écoles subdivisent ce dernier en maître praticien et maître enseignant.
Peut-on s’arrêter au premier degré ?
Tout à fait. Le premier degré suffit pour une pratique personnelle régulière, centrée sur l’auto-traitement et la détente. Beaucoup de praticiens n’en font jamais davantage, et c’est parfaitement légitime.
Faut-il être maître pour pratiquer sur ses proches ?
Non. Dès le premier degré, on apprend à poser les mains sur soi et sur ses proches. La maîtrise concerne surtout l’approfondissement personnel et, pour le maître enseignant, la transmission de la pratique.
Un niveau élevé rend-il le reiki plus « puissant » ?
Non. Les degrés ne mesurent pas une puissance mais un degré d’approfondissement. Le reiki reste une pratique de bien-être à tous les niveaux, sans effet médical, quel que soit le degré atteint.
Pour aller plus loin
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