Dès que l’on s’intéresse au reiki au-delà de la première séance, on entend parler de « symboles » : Cho Ku Rei, Sei He Ki, Hon Sha Ze Sho Nen… Des noms japonais mystérieux, des tracés que l’on dessine dans l’air ou en pensée. À quoi servent-ils vraiment, quand les apprend-on, et surtout : que faut-il en attendre ? Voici un tour d’horizon clair et sans surpromesse des symboles du reiki, à aborder comme des repères d’une tradition de bien-être — jamais comme des formules magiques.
Que sont les symboles du reiki ?
Le reiki est une pratique de relaxation d’origine japonaise, mise au point par Mikao Usui au début du XXe siècle. Dans la lignée qui s’est diffusée en Occident, la pratique s’appuie sur quelques symboles traditionnels : des dessins associés à un nom et à une intention, que le praticien utilise pour orienter sa concentration pendant une séance. On les trace du doigt, on les visualise ou on récite mentalement leur nom.
Il faut le dire clairement : ces symboles n’ont rien de surnaturel. Ce sont des supports d’attention, comparables à un mot d’ancrage en méditation ou à un geste rituel qui aide à « entrer » dans la séance. Leur rôle est d’installer une intention et un cadre, pas de produire un effet mesurable sur le corps. C’est dans cet esprit — celui d’un rituel apaisant — qu’il faut les comprendre.
Les trois symboles du deuxième degré
Traditionnellement, ces symboles se transmettent lors du deuxième degré (Okuden), une fois les bases posées. On en compte trois, chacun rattaché à une intention différente. Leurs tracés et graphies varient légèrement selon les écoles, ce qui est normal pour une tradition transmise de maître à élève.
Cho Ku Rei — le symbole de la focalisation
Souvent appelé « symbole du pouvoir », Cho Ku Rei est en réalité un symbole de focalisation : il sert à concentrer l’attention et à marquer le début ou l’intensification d’un temps de détente. Beaucoup de praticiens l’utilisent pour « ouvrir » une séance ou pour recentrer un espace. Voyez-le comme une façon de dire « ici, maintenant, je me pose » — un signal d’intention, rien de plus.
Sei He Ki — l’apaisement mental et émotionnel
Sei He Ki est associé à l’harmonie intérieure, au calme mental et émotionnel. On l’emploie dans une intention d’apaisement, pour accompagner un moment de lâcher-prise. Là encore, il ne « soigne » aucune émotion : il soutient une posture de détente, à la manière d’une respiration consciente ou d’une visualisation apaisante en sophrologie.
Hon Sha Ze Sho Nen — le symbole de la distance
Le plus long à nommer est le symbole dit « de la distance ». Dans la tradition, il accompagne l’intention d’envoyer une pensée bienveillante par-delà l’espace, et il est au cœur du reiki à distance. Concrètement, il structure un rituel d’attention à distance ; il ne transmet évidemment aucune énergie mesurable et ne remplace pas une présence réelle auprès de quelqu’un.
Le symbole du maître : Dai Ko Myo
Un quatrième symbole, Dai Ko Myo, est traditionnellement réservé au troisième degré, celui de la maîtrise (Shinpiden). On le présente comme le symbole « central » ou « de la lumière », associé à l’enseignement et à la transmission du reiki. Il n’est abordé que tardivement, une fois le reste de la pratique bien intégré. Pour situer ces étapes, notre article sur les niveaux du reiki détaille ce que l’on apprend à chaque degré.
Comment les symboles s’apprennent
Les symboles ne s’improvisent pas : ils se transmettent au sein d’une formation, degré par degré, accompagnés d’explications et de pratique. Cette progression n’a rien d’obligatoire — beaucoup de gens profitent du reiki uniquement comme receveurs, en séance, sans jamais apprendre le moindre symbole. Rien n’oblige non plus à « tout gravir » : on peut très bien s’arrêter au premier degré, ou ne jamais franchir le pas de la formation.
Si l’envie d’explorer vous vient, choisissez un enseignant qui parle de détente et de bien-être, jamais de guérison garantie. La clarté du discours est le meilleur repère d’une pratique sérieuse.
Ce que les symboles ne sont pas
- Des formules magiques — ils n’agissent pas « tout seuls » et ne produisent aucun effet garanti.
- Des outils médicaux — ils n’ont aucune vertu thérapeutique prouvée et ne traitent aucune maladie.
- Des secrets dangereux — les tracer « mal » n’a aucune conséquence ; l’intention prime sur la perfection du dessin.
- Une obligation — on peut pratiquer et recevoir le reiki, en tant que détente, sans jamais utiliser de symbole.
- Un substitut à un suivi — ils accompagnent un moment de calme, rien de plus.
Une pratique de bien-être, pas un soin
Le reiki, symboles compris, est une pratique de relaxation et d’accompagnement du bien-être. Il ne soigne pas, ne guérit aucune maladie et ne remplace jamais un avis, un traitement ni un suivi médical ou psychologique. Les symboles sont des supports d’intention au sein d’une tradition, sans effet médical démontré. En cas de problème de santé ou de souffrance durable, un professionnel de santé reste le bon interlocuteur.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il de symboles dans le reiki ?
La tradition la plus répandue en compte quatre : trois enseignés au deuxième degré (Cho Ku Rei, Sei He Ki, Hon Sha Ze Sho Nen) et un réservé à la maîtrise (Dai Ko Myo). Certaines lignées en ajoutent d’autres ; les graphies varient d’une école à l’autre.
Faut-il connaître les symboles pour recevoir une séance ?
Non, pas du tout. En tant que receveur, vous n’avez rien à apprendre ni à faire : vous vous détendez pendant que le praticien mène la séance. Les symboles concernent la pratique, pas la réception.
Les symboles du reiki ont-ils un effet prouvé ?
Non. Aucun effet médical des symboles n’a été démontré. Ils s’inscrivent dans une tradition de bien-être : leur intérêt est d’aider à installer une intention et un moment de détente, pas de produire un résultat mesurable.
Peut-on utiliser un symbole tout seul, chez soi ?
Si vous les avez appris en formation, rien n’empêche de vous en servir comme repère lors d’une auto-séance de détente. Abordez-les comme un rituel apaisant, sans en attendre autre chose qu’un moment de calme.
Sources
- Reiki — NCCIH (National Center for Complementary and Integrative Health) : le reiki est une pratique de relaxation dont l’efficacité médicale n’est pas établie.
- Reiki — Wikipédia (origine, transmission et symboles de la pratique).
Pour aller plus loin
Pour replacer ces symboles dans la pratique, découvrez comment se déroule une séance de reiki avec un praticien, essayez l’auto-séance de reiki en 5 minutes et adoptez l’état d’esprit des cinq idéaux du reiki. Pour comprendre à quel moment les symboles s’apprennent, parcourez les niveaux du reiki, et reliez cet ancrage à la lecture des cartes dans notre pilier Tarot & Reiki.

